Safran&médecine

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Safran la fleur médicinale

Avant d’être épice, le safran fut utilisé pour ses propriétés médicinales.

Le papyrus Ebers daté de 1550 avant Jésus-Christ mentionne le safran dans la composition de plusieurs préparations.

Au 12e siècle, le médecin iranien Esma’il Gorgani préconise l’emploi du safran en inhalation pour lutter contre la mélancolie. Remède précieux, il est transmis de siècle en siècle, ce que rappelle cette citation latine que l’on doit à l’Ecole de médecine de Salerne : « confortare crocus dicatur laetificando et partes lascas firmare, hepar reparando » que l’on peut traduire par « le safran réconforte, il excite la joie, raffermit toute viscère, et répare le foie ». Cette école, fondée en Italie mais dont on ignore la date précise de création a dispensé un enseignement théorique et pratique de la médecine du 9e siècle au 14e siècle.

Au 17e siècle, le médecin anglais Thomas Sydenham utilise le safran dans la composition d’une préparation qui porte son nom (laudanum Sydenham). Il s’agit d’un analgésique à base d’opium et de safran. Sydenham est célèbre pour en avoir proposé une formule efficace et très simple à réaliser, qui est resté un remède très prisé jusqu’à la généralisation de l’usage de la morphine.

Au 18e siècle l’agronome Louis Ligier signale dans son ouvrage La nouvelle maison rustique des usages pour les « pulmoniques » comme des bouillons de lait au safran, mais signale aussi son usage en collyre pour les yeux ainsi que dans des cataplasmes résolutifs et adoucissants.

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